Saint-Valentin : ces couples qui font le vin
Quelle est la recette pour produire un grand vin ? Un terroir d’exception, un savoir-faire exigeant et, sans doute, une part d’amour. À Bordeaux, certains Grands Crus se façonnent à deux, portés par des couples unis pour la vi(gne). À l’occasion de la Saint-Valentin, nous partons à la rencontre de quelques duos...
Château de Chantegrive – Graves
Ils sont de toutes les tournées de l’Union des Grands Crus de Bordeaux. À la tête du Château de Chantegrive, le couple formé par Marie-Hélène Lévêque et son compagnon Éric a fait le tour du monde pour faire découvrir ses vins. De Saint John, au Canada, au Brésil, en passant par Pékin et une visite de la Cité interdite à l’aube, juste avant une dégustation, le duo a de jolis souvenirs de voyages.
Mais c’est chez eux, dans les Graves, que leur binôme s’épanouit quotidiennement. À Éric l’aspect œnotouristique, à Marie-Hélène la direction générale du Château. Dans cette Propriété, le couple perpétue une tradition initiée par Françoise et Henri Lévêque, les parents de Marie-Hélène. En 1963, ce couple de passionnés de vin fait l'acquisition de deux premiers hectares de terrain sur le terroir des Graves. Ils y plantent leurs premières vignes et y constituent petit à petit leur domaine.
Plus de soixante ans plus tard, le vin à Chantegrive est toujours une histoire d'amour.
Mais c’est chez eux, dans les Graves, que leur binôme s’épanouit quotidiennement. À Éric l’aspect œnotouristique, à Marie-Hélène la direction générale du Château. Dans cette Propriété, le couple perpétue une tradition initiée par Françoise et Henri Lévêque, les parents de Marie-Hélène. En 1963, ce couple de passionnés de vin fait l'acquisition de deux premiers hectares de terrain sur le terroir des Graves. Ils y plantent leurs premières vignes et y constituent petit à petit leur domaine.
Plus de soixante ans plus tard, le vin à Chantegrive est toujours une histoire d'amour.
Château Chasse-Spleen – Moulis-en-Médoc
Dans le Médoc, un autre couple forme le cœur battant d’un domaine. Céline Villars-Foubet dirige le Château depuis 2000 avec une vision claire et personnelle. Pour ne pas être dans une tour d’ivoire, elle a choisi de former un duo à la direction avec son époux Jean-Pierre Foubet.
Ensemble, ils pilotent le domaine avec une même sensibilité, nourrie autant par le vin que par l’architecture et l’art. A ce propos, les œuvres offertes au public dans le parc, le chai et la chartreuse sont réfléchies pour amener humour et émerveillement. Cette ouverture culturelle irrigue leur manière de penser ce Grand Cru à la personnalité affirmée. Leur complémentarité se traduit dans une gestion fluide, attentive aux détails, où l’héritage familial dialogue en permanence avec une modernité assumée.
Ensemble, ils pilotent le domaine avec une même sensibilité, nourrie autant par le vin que par l’architecture et l’art. A ce propos, les œuvres offertes au public dans le parc, le chai et la chartreuse sont réfléchies pour amener humour et émerveillement. Cette ouverture culturelle irrigue leur manière de penser ce Grand Cru à la personnalité affirmée. Leur complémentarité se traduit dans une gestion fluide, attentive aux détails, où l’héritage familial dialogue en permanence avec une modernité assumée.
Château de Lamarque – Haut-Médoc
Au Château de Lamarque, Pierre-Gilles et Marie-Hélène Gromand d’Evry forment un couple emblématique. Ce sont leurs ancêtres qui construisirent cette forteresse pour défendre la Guyenne des invasions viking. 1000 ans plus tard, ils assument une mission moins belliqueuse : celle de produire un vin droit, structuré et profondément ancré dans son identité médocaine. Ils sont la 25ème génération de cette saga familiale et la septième génération à veiller sur ce vignoble de 48 hectares.
Au Château, la répartition des rôles est claire. Pierre-Gilles suit l’élaboration du vin et porte la voix de la Propriété, Marie-Hélène est chaque jour dans les vignes. Elle ausculte les parcelles, observe, anticipe et décide. Son regard précis et attentif façonne les vins du Château dans le temps long. De quoi bâtir une véritable complémentarité : à l’un la vision globale et la relation aux marchés, à l’autre l’intimité avec le terroir et ses vins.
Au Château, la répartition des rôles est claire. Pierre-Gilles suit l’élaboration du vin et porte la voix de la Propriété, Marie-Hélène est chaque jour dans les vignes. Elle ausculte les parcelles, observe, anticipe et décide. Son regard précis et attentif façonne les vins du Château dans le temps long. De quoi bâtir une véritable complémentarité : à l’un la vision globale et la relation aux marchés, à l’autre l’intimité avec le terroir et ses vins.
Château de Fargues – Sauternes
Ici dans le village de Fargues, un couple est au cœur d’un projet de renaissance. Lorsque Philippe de Lur Saluces et son épouse Charlotte reviennent s’installer durablement au Château de Fargues, ils engagent bien plus qu’une simple continuité familiale. Autour d’eux, la forteresse médiévale retrouve peu à peu vie : rénovation des lieux, redéfinition des espaces, ouverture à de nouveaux usages.
Philippe en assure la gérance et veille au vin, au vignoble et aux choix techniques, dans une quête artisanale et exigeante. Charlotte, quant à elle, pilote la communication, le marketing, l’événementiel ainsi que les activités annexes du domaine, contribuant à inscrire le Château de Fargues dans son époque, sans en trahir l’âme. Les rôles sont compartimentés mais la vision partagée. Une complémentarité fluide, qui permet au vin de rester au centre, tout en donnant au lieu un nouveau souffle.
Philippe en assure la gérance et veille au vin, au vignoble et aux choix techniques, dans une quête artisanale et exigeante. Charlotte, quant à elle, pilote la communication, le marketing, l’événementiel ainsi que les activités annexes du domaine, contribuant à inscrire le Château de Fargues dans son époque, sans en trahir l’âme. Les rôles sont compartimentés mais la vision partagée. Une complémentarité fluide, qui permet au vin de rester au centre, tout en donnant au lieu un nouveau souffle.